Le sentiment d'efficacité personnelle : clé de la dynamique d'accompagnement
Pourquoi certaines personnes abandonnent leurs parcours d'insertion dès le départ ? Le Sentiment d'Efficacité Personnelle (SEP) est souvent négligé dans l'accompagnement.

Pourquoi certaines personnes abandonnent leurs parcours d'insertion dès le départ ? Une partie de la réponse tient dans un concept trop souvent négligé dans l'accompagnement : le Sentiment d'Efficacité Personnelle (SEP).
Quand la précarité érode la confiance d'agir
En situation de précarité, le SEP s'affaiblit considérablement. Les échecs s'accumulent, les jugements sociaux pèsent, les portes se ferment. Et progressivement, la personne perd la conviction qu'elle peut agir sur sa propre situation.
Une personne qui ne croit plus en sa capacité d'agir ne s'engage plus.
L'accompagnement, lui, est trop souvent pensé comme un enchaînement de dispositifs, plutôt que comme une stratégie de reconstruction du pouvoir d'agir.
Six clés pour travailler le SEP
Travailler explicitement le SEP, c'est intégrer dans la posture d'accompagnement :
- La valorisation des petites réussites — chaque pas compte et doit être nommé.
- La co-construction du parcours — la personne est auteure, pas exécutante.
- La posture de facilitateur — l'accompagnant ne fait pas à la place, il rend possible.
- La participation active de la personne dans toutes les décisions qui la concernent.
- Un diagnostic systémique des ressources — sociales, familiales, territoriales, internes.
- Une approche « parcours = projet » — un horizon, des étapes, une stratégie.
Conclusion
Pas de résultats durables sans sentiment d'efficacité personnelle. Travailler le SEP n'est pas une option pédagogique — c'est la condition même de l'engagement dans la durée.
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